vendredi 6 novembre 2009

UN OUTIL DE BASE


Clés démonte-pneus.


Bicycles Falardeau a 93 ans cette année. Lorsque j'ai repris le magasin de René Falardeau, en 1991, il y avait dans l'atelier plusieurs outils qui avaient été utilisés non seulement par René, mais même par Henri, son père, qui avait fondé le magasin en 1916.

Sur la photo ci-dessus, vous voyez deux de ces vieux outils, des clés qui servent à démonter les pneus de vélos. En bas à gauche, l'outil est relativement récent. Je ne saurais le situer avec précision, mais j'imagine qu'il était couramment disponible dans les années '70. L'autre est plus exotique. Je n'ai pas de certitude à son sujet. Ma meilleure estimation est qu'il s'agit d'un outil fabriqué sur place, à partir d'une clé de plombier qu'on appelle couramment au Québec un "wrench pipe" dans le franglais local. Il est extrêmement rigide, et son extrémité inférieure, celle qui se glisse entre le pneu et la jante, a été meulée pour pénétrer aisément entre les deux. Il pourrait avoir été confectionné par Henri Falardeau et dater des années '60 ou avant. Ces deux outils sont plus agréables que tout ce que j'ai pu utiliser jusqu'à date, non seulement à cause de leur rigidité, mais aussi parce qu'ils sont agréables à tenir dans la main.

On peut se procurer dans le commerce des clés démonte-pneus très correctes. J'en ai reçu une cette semaine, fabriquée par la marque allemande BUCO. Trente cms d'acier chrome/vanadium, très rigide elle aussi, mais un peu sur-construite, à moins d'avoir affaire à des pneus particulièrement récalcitrants comme ça arrive parfois. PEDRO'S, SMART TOOL et PARK ont également de telles clés en acier qui sont probablement très acceptables.

Certains cyclistes se contentent des clés en nylon/plastique qui sont destinées à être transportées en vélo. Légères, ces clés ne sont pas particulièrement rigides. Elle peuvent, dans la grande majorité des cas, dépanner, mais il faut se méfier d'une chose: il ne faut pas les utiliser loin une de l'autre, car elles peuvent casser. Idéalement, laissez-les dans votre kit de dépannage et procurez-vous une paire de clés en acier. Elles vous dureront toute la vie.

.

Parlant d'outils, un bon achat pour celui qui a peu (ou pas) d'outils est un des jeux complets proposés par LIFU. Plusieurs compagnies offrent de tels coffrets: ceux de PARK est, à mon avis, un mauvais choix, car il contient trop d'outils peu utiles. Les outils LIFU sont d'une moins bonne qualité, l'acier est moins durable, mais pour les besoins d'un utilisateur occasionnel, ils font habituellement l'affaire. On peut de toute façon remplacer un outil usé individuellement sans avoir à racheter le coffret complet.

Les coffrets LIFU se détaillent habituellement autour de 100$cad, et ils sont couramment disponibles chez les détaillants de vélos car ils sont très bien distribués au Canada et ailleurs. Ils sont d'ailleurs parfois vendus sous d'autres noms que LIFU.

.

Prochain rendez-vous pour les cyclistes: dimanche 15 novembre 2009. Détails vendredi prochain.

.

Spéciaux de la semaine:

Souliers ADIDAS El Moro, rég. 150$, réduits à 69$ + tx.
Chaussettes ADIDAS Rsp Race jaune, rég. 16$, réduites à 8$ + tx
Casque BELL Ghisallo, taille grande, rég. 160$, réduit à 69$ + tx
Bidon TACX d'équipe, choix d'équipes, rég. 5.50$, réduit à 2$ + tx.

À bientôt.

mardi 3 novembre 2009

CHANGER OU NE PAS CHANGER


Un autre magnifique jeu de décalques acheté à Hué, Vietnam, il y a quelques années. Oui, c'est bel et bien destiné à un cadre de vélo, mais c'est conçu pour inspirer le cycliste pour un tempo plus vigoureux...


On m'a demandé à quelques reprises de changer un dérailleur arrière pour résoudre des problèmes de comportement lors des changements de vitesse. Il se peut qu'un dérailleur dont les rivets se sont affaiblis ne permette pas de faire le réglage de l'indexation. Mais, habituellement, ce dérailleur sera changé pour rien, car le problème n'est pas là. Si vous voulez savoir si votre dérailleur a de la faiblesse dans les rivets, prenez-le à son point le plus bas, et déplacez-le d'un côté à l'autre pour voir s'il reste droit et résiste au mouvement. Si ce n'est pas le cas, et que les réglages d'indexation sont difficiles à faire, il faudra le changer.

C'est habituellement le câble et/ou la gaine qui sont en faute. Avec le temps, le câble circule de moins en moins bien dans une gaine qui n'est peut-être plus en bon état. Les changements de câble sont très fréquents lors de vérification générale et font des merveilles pour faire disparaitre des comportements irritants. Et rappelez-vous qu'un dérailleur indexé requiert une gaine plus rigide et un câble compatible. Certains constructeurs à gros volume ne mettent pas toujours ce qu'il faut au moment du montage du vélo à l'usine. À vous de corriger. Heureusement, ce n'est pas très fréquent. De plus, si vous avez une cassette à 10 ou 11 vitesses, tenez-vous en strictement aux recommandations du manufacturier de la transmission pour ce qui est du choix des pièces de remplacement. Ces systèmes sont très intolérants aux approximations.

Récemment, sur un de mes vélos, j'avais justement un dérailleur récalcitrant qui ne voulait pas descendre sur les plus petits pignons. Je me disais qu'il suffirait d'un changement de câble pour réveiller l'endormi. J'enlève le vieux câble, je vérifie le fonctionnement du dérailleur. Si on pédale sans câble, le dérailleur va amener la chaîne sur le plus petit pignon, automatiquement. Là, rien. Le dérailleur restait en haut, toujours aussi léthargique. Le pauvre avait tellement subi que son ressort était mort.

Je l'ai changé et tout est redevenu normal. Pourtant, j'ai installé un dérailleur économique, compte tenu du fait qu'il s'agit d'un vélo secondaire qui subit les pires intempéries. Au moment du montage du vélo, puisqu'il m'était destiné personnellement, j'avais choisi un dérailleur usagé de haut de gamme. Il avait déjà plusieurs années, et j'ai ajouté à cela un usage hivernal qui a fini de l'achever. Ce qui confirme ce que je crois depuis plusieurs années: dans le cas des dérailleurs indexés, la fraîcheur des rivets est plus importante que la position dans la hiérarchie de la marque. Si le levier va bien, que le câblage est à jour, le dérailleur fonctionnera bien et longtemps même s'il est dépourvu de prestige.

.

Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi on ne voit jamais en gros titre dans le journal: "UN VOYANT GAGNE À LA LOTERIE!"?

.

Par hasard, je suis tombé récemment sur une musique très moderne et intense. À ne pas mettre entre toutes les oreilles. Si Ginette Reno est votre chanteuse préférée, vous allez détester. Le groupe s'appelle DUCHESS SAYS, est montréalais, et a pondu une pièce décapante que vous pouvez voir en tapant une recherche sur youtube.com: Duchess says Mange ta ville.
Du plaisir pour (presque) toute la famille... Bonne chance!

À bientôt.

vendredi 30 octobre 2009

PIÉDESTAL


Décalques pour vélo achetés au Vietnam.


Je vous parlais dans le message précédent de la partisanerie que certains cyclistes ont envers les pièces "Made in Italy", principalement celles offertes sous la marque CAMPAGNOLO. Ceux qui ne sont pas familier avec la culture cycliste n'imaginent pas le culte voué aux transmissions, aux freins et aux roues CAMPAGNOLO. Certains partisans de la marque épellent le nom du principal rival de la façon suivante: ShimaNO. Il y a au moins un site dédié à la marque, ou plutôt à l'exclusion de toute pièce autre que celles de la marque italienne. C'est sérieux...

On m'a déjà demandé si "j'étais" SHIMANO ou CAMPAGNOLO. La question se pose. Dans ma tête je ne "suis" ni l'un ni l'autre, car la partisanerie en soi n'a pas beaucoup d'attrait pour moi. En fait, je trouve que la partisanerie est un frein à l'esprit critique, et génère des attitudes irrationnelles. Par contre dans les faits, je dois convenir de deux choses:
A) Mes vélos personnels (les miens propres) ont tous une dominante de pièces Shimano.
B) Souvent, lorsque je travaille sur du matériel CAMPAGNOLO, j'ai à faire face à des complications indésirables, parfois dûes à des aberrations de conception. Du genre: "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?".

De plus, les pièces CAMPAGNOLO sont principalement destinées à un usage route/course/cyclotourisme, alors que les Japonais offrent un catalogue plus vaste s'adressant aussi à l'usage hors-route, l'utilitaire et presque tout ce que vous pouvez imaginer comme sorte de cyclisme.

CAMPAGNOLO font de bons roulements de billes. Mais ne comptez pas sur moi pour vouer un culte à une transmission de vélo. Ou d'auto, d'avion ou de pédalo.

.

SPÉCIAUX DU JOUR:

Selle pour femme ORA Contour, rég. 32$, réduite à 14$ + txs.
Sac de selle PEDRO'S Ethik, rég. 35.50$, réduit à 9$ + txs.
Soulier ADIDAS Hammer, taille 8 pour homme, rég. 220$, réduit à 69$ + txs.

.

Rendez-vous des cyclistes: dimanche 1er nov. à 12:45h, devant Bicycles Falardeau au 174 rue Richelieu à Québec. Classe affaire et classe touriste.

mercredi 28 octobre 2009

KONA KAMPUCHEA


En réalité, c'est un KONA (un bon vieux cromo...)

Non, ils ne font pas de Mercedes-Benz au Cambodge. Malgré ce que vous voyez sur la photo ci-dessus. Mais au Vietnam, il se fabrique beaucoup de vélos.

J'ai acheté des décalques pour vélo à Hué, au Vietnam. On en fait de toutes sortes. C'est parfois rigolo de voir les vélos qui passent dans la rue. Une fois, j'en ai vu un qui était identifié "Air France". Il n'allait pourtant pas si vite...

Je vous montrerai, dans les prochaines semaines, quelques-unes de ces décalques. Elles sont achetées par des gens qui font des cadres de façon artisanale. Littéralement soudés sur le trottoir (pas AU trottoir...). Il y a aussi une tradition qui veut qu'au Nouvel An Lunaire, le Têt, certaines personnes vont repeindre leur cadre pour saluer la nouvelle année et la partir sur le bon pied. Après quoi, évidemment, on doit poser de nouvelles décalques. La marque PEUGEOT est très populaire.

Bien sûr, il n'y a pas que de la fabrication artisanale au Vietnam. Le gros de l'industrie du vélo est concentrée dans la région de Ho Chi Minh Ville (Saigon). On y fabrique, entre autres, des cadres pour la compagnie canadienne NORCO. Certains industriels taiwanais avaient, il y a quelques années, commencé la fabrication au Vietnam pour éviter les surtaxes imposées sur la production chinoise. Glissement vers le Vietnam. Puis, les Européens ont imposé une surtaxe aussi sur les vélos fabriqués au Vietnam.

Les compagnies européennes, depuis la chute de l'empire soviétique, ont beaucoup utilisé les pays d'Europe de l'Est comme alternative aux bas coûts de production qu'on trouve dans la lointaine Asie. Les salaires y sont un peu plus élevés, mais la proximité géographique et culturelle est un avantage appréciable. Dans le domaine du vélo, la Pologne est un des pays qui a profité de cela. La compagnie italienne Campagnolo, elle, fait travailler une usine roumaine. Au grand dam des puristes qui attribuent des pouvoirs presque surnaturels aux ouvriers italiens. Et pourtant, lorsqu'on gratte le vernis qui orne la production industrielle en Italie, on trouve des choses qui nous rappellent que l'Italie est un pays quelque peu chaotique. Leur réalité politique est une des pires en Occident: la présence de Berlusconi au pouvoir est tout ce qu'ils ont trouvé pour remédier aux gouvernements qui ne durent que six mois... D'ailleurs, lorsque j'étais à Milan, en 2005, j'ai été frappé par le peu de voitures italiennes que je voyais dans les rues. Ça tend à confirmer ce qu'un Espagnol me disait au sujet de leur qualité de fabrication...

À bientôt.

vendredi 23 octobre 2009

QUI FAIT QUOI.


À LÉVIS, 18 OCTOBRE 2009.


Il y a quelques années, MERIDA, deuxième plus gros constructeur de cadres/vélos à Taiwan, a acheté 25% des parts de SPECIALIZED, un de ses gros clients. Je ne sais si le statut de MERIDA a changé dans ce cas précis, mais quand on connait la situation internationale de la production de vélos, ça n'est pas surprenant. Ce n'est pas sans rappeler la situation dans le domaine de l'automobile. Mitsubishi, avant de proposer ses voitures au Canada sous son propre nom, les a offertes sous les bannières EAGLE et DODGE. GIANT a fait la même chose avec ses vélos: le plus gros constructeur de Taiwan, du monde, en fait, nous ont vendu leurs vélos pendaht plusieurs années sans que l'on sache quel manufacturier (par opposition à distributeur) se cachait derrière la décalque qui était sur le cadre.

Du côté des cadres en fibre de carbone, la majorité des grandes marques connues en Occident ne confectionnent pas elles-même les cadres qu'elles nous proposent. Voici quelques exemples de compagnies, avec le nom du sous-contractant qui exécute les cadres pour elles.

KONA: HODAKA
NORCO: CARBOTEC
RALEIGH AMERICA: C6 (en Chine et à Taiwan)
SCOTT USA: HODAKA (et peut-être aussi une usine en Chine qui appartient à SCOTT)
TITUS: GM Carbon
ORBEA: MARTEC et INDA
FUJI et KESTREL: YMA, MARTEC, TOPKEY et ADK.

Tous ces sous-contractants fabriquent à Taiwan et/ou en Chine.

Peut-être êtes-vous déçus, ou même, scandalisés de cette réalité? Il y a un avantage à cette situation: la compagnie occidentale met en marché un produit exécuté par des spécialistes dont la courbe d'apprentissage n'en est pas à ses débuts. Ce qui n'est pas un détail lorsqu'on parle de fibre de carbone.

Évidemment, ce serait bien si tous nos chômeurs ontariens pouvaient se recycler dans la fabrication des cadres en fibre de carbone. Mais eux seraient déçus par la baisse de salaire qu'ils auraient à subir. Je pense évidemment aux travailleurs (Unis) de l'automobile quand je dis ça, habitués qu'ils sont à des salaires qu'aucun fabricant de cadre, dans quelque pays qu'il soit, ne peut offrir. Non, si un employé veut un salaire élevé en Occident, mieux vaut fabriquer des avions ou des automobiles plutôt que des vélos.

À bientôt.

mardi 20 octobre 2009

MICHAEL BARRY WRITES AGAIN...


À LÉVIS, octobre 2009.


Michael Barry fabriquait des cadres de vélo à Toronto jusqu'à sa retraite, il n'y a pas très longtemps. Il les vendait sous la marque MARIPOSA. Ne le confondez pas avec Mike Barry, son fils, qui lui fait carrière comme coureur cycliste sur route, sur le Pro Tour. Il s'est particulièrement fait connaître en étant membre de l'équipe de Lance Armstrong.

Le père est né en Angleterre et a immigré au Canada autour de 1960, après avoir participé à des courses de vélo dans son pays d'origine. La bonne nouvelle, c'est qu'il est maintenant un blogueur actif au: bicyclespecialties.blogspot.com . La mauvaise nouvelle, c'est qu'il n'y écrit pas très souvent. On en prendrait plus.

Son dernier message parle de musées de vélo en Italie, qu'il a visitée récemment. À lire absolument si vous vous intéressez à Fausto Coppi et aux vélos de piste.

Ce qui m'a rappelé ma visite, en 1989, au musée de vélo de la ville de Nijmegen, aux Pays-Bas (www.velorama.nl). J'y avais vu un des plus beaux vélos que j'aie jamais vu: le cadre était fait de tubes de bambou vernis, avec des raccords, si je me rappelle bien, en aluminium. Je crois qu'il avait été fabriqué dans les années '20. Le vernis lui donnait une riche couleur de miel, et les raccords étaient bien polis. Il s'agissait d'un vélo de promenade, et il aurait été digne d'un aristocrate tant son esthétique était réussie.

N'étant pas un aristocrate moi-même, je me contentais durant ce voyage d'un vélo construit à partir d'un cadre italien de tourisme de marque Wander. Petite description sommaire:
-Cadre et fourche chromés, sans décalques.
-Pneus 700 x 28.
-Transmission à roue libre monovitesse.
-Pédalier Campagnolo à trois branches.
-Guidon surélevé en aluminium.
-Jantes Mavic.

Grâce à sa simplicité, ce vélo pesait 9.5 kgs, soit 21 livres. Certains Néerlandais l'ont trouvé très intéressant, mais ils lui faisaient tous le même reproche. Vous avez déjà vu, en personne ou en photo, un de ces supports à vélo qu'on trouve à l'entrée des gares aux Pays-Bas? Des centaines et des centaines de vélos, un à côté de l'autre, tous plus ou moins identiques. Car la dernière chose que les Néerlandais veulent, c'est attirer l'attention des voleurs en ayant un vélo plus beau que les autres, comme mon (ex-) vélo chromé.

Voilà pourquoi l'industrie du vélo néerlandaise est partiellement captive de ce style de vélo si romantique aux yeux des touristes. BATAVUS et GAZELLE en ont fabriqué des millions. On s'asseoit très droit, et on espère avoir un vent de dos. Et vive le plat pays, car ce n'est pas léger. Merci mais, non merci. Autre pays, autres moeurs.

À bientôt.

vendredi 16 octobre 2009

QUELLE MARQUE CHOISIR? (si vous êtes détaillant)


Celui-ci est en cours de production et n'est pas encore complet. Pneus 700 x 28.


J'ai regardé avec intérêt, récemment, un interview à la télé locale. Il s'agissait d'un concessionaire automobile connu qui a vendu des véhicules General Motors pendant plusieurs années. Il était même reconnu comme étant un des points de vente les plus performants pour General Motors.

Et du jour au lendemain, sans trop crier gare, GM leur ont signifié la fin de leur entente. Suite aux déboires du géant américain, il a dû dégraisser lourdement leur réseau de concessionaires, ce n'est pas un secret. Sauf que celui-là ne s'y attendait pas trop, compte tenu de sa performance de vente.

Ce qui l'oblige à se tourner vers un autre fournisseur. J'écoutais l'émission et j'avais hâte de le voir patiner pour trouver les mots qui justifieraient le choix de tel nouveau fournisseur japonais. Car après avoir vanté les mérites des merveilleuses voitures GM pendant aussi longtemps, il ne peut pas dire que la nouvelle marque qu'il propose à sa clientèle est beaucoup meilleure. Et son choix fut d'éviter la question de la qualité des véhicules. Il a plutôt parlé de l'entente avec le fournisseur sans trop rentrer dans les détails et s'est attardé davantage sur le défi représenté par le fait de vendre du GM le vendredi, et du japonais le lundi suivant.

Dans le domaine du vélo aussi, il se prend des décisions qui ressemblent à ça. Les détaillants doivent décider quelle marque ils proposeront. Et si vous leur demandez pourquoi ils ont fait le choix qu'ils ont fait, il y a de bonnes chances que la réponse soit incomplète. En effet, certains aspects de leur décision n'ont rien à voir avec les besoins ou la satisfaction du client.

Voici des exemples de critères qui influencent le choix du détaillant.

-La marque est-elle déjà proposée chez un détaillant à proximité?

-Est-ce une marque de premier plan, en vogue et jouissant d'une grande notoriété?

-Est-ce qu'elle offre des conditions de paiement avantageux?

-Est-ce qu'elle exige des minimums de quantité vendue?

-Est-ce qu'elle donne un bon service après-vente lors de réclamations de garantie?

-Est-ce qu'elle offre un catalogue intéressant de pièces et accessoires en plus des vélos?

-Est-ce qu'elle livre à temps pour profiter de la saison de vente nord-américaine très courte?

-Les coloris et l'esthétique générale sont-ils susceptibles de plaire à la clientèle locale?

-Le catalogue proposé contient-il une gamme de vélo qui correspond aux attentes du détaillant? En effet, il ne souhaite pas avoir plusieurs marques ayant toutes le même profil.


Il y a probablement d'autres critères qui sont pris en considération, j'en oublie sûrement. Mais ça vous donne une idée des enjeux et vous comprenez facilement pourquoi le détaillant n'entrera pas dans les détails si vous lui demandez pourquoi il propose cette(ces) marque(s). Comme le disait un de mes amis: "On trouve le produit à vendre, puis après on trouve les arguments pour le vendre." Vous voulez un vélo performant? Le détaillant veut un magasin performant.

.

SPÉCIAUX DU JOUR:

-Les potences en fibre de carbone de marque LOOK, PAZZAZ et TOKEN sont toutes offertes 49$ + taxes.
-Les rayons DT SWISS Champion sont réduits de .81 à .50 chacun. Plusieurs tailles en stock.
-Le jeu complet de câbles/gaines de frein route Shimano Dura-Ace est réduit de 39.50$ à 19.75$ + taxes.

.

Le rendez-vous des cyclistes aura lieu dimanche le 18 octobre sur le traversier qui quitte Québec à 11 h pour aller à Lévis. Classe affaire et classe touriste.

À bientôt.